Friday, October 19, 2007

vendredi 19 octobre 2007

vendredi 19 octobre 2007
Je suis seul dans la pédagogie depuis trois jours. Tous les étudiants sont partis en famille pour les vacances, Montu est dans son petit appartement en attendant de partir pour Mumbai avec une famille amie jusqu’au neuf veille de la rentrée des classes, notre cuisinier est congé pour deux semaines. Les étudiants reviendront plicploc à partir de la semaine prochaine, certains seulement vers la mi-novembre quand leurs cours reprennent aux facultés. Demain est la fin des trois jours du festival de la déesse Durga .Toutes les statues des reposoirs de quartier seront véhiculées en tambours et trompettes sur des gros camions pour l’immersion dans la rivière sacrée du Gange. Ce jour appelé Bijoya est l’occasion des souhaits et des visites de familles semblables à nos souhaits de Noêl et de nouvel an.Depuis trois jours les rues sont inondées par les visiteurs des reposoirs de la déesse à huit bras terrassant le Démon . Chaque quartier rivalise de créativité dans le moulage en terre battue des statues de la déesse et de son reposoir, ici reproduisant les pyramides d’Egypte, là un temple de village ou un temple bouddhiste. La foule de visiteurs en vêtements chatoyants nouvellement étrennés déferlent au milieu des chants des prêtres attachés au reposoir et des battements de tambours. Des illuminations de toutes sortes ornent les arcs de triomphes érigés en bambous pour l’occasion de leurs
mille petits bulbes colorés. Dès la tombée de la nuit vers six heures du soir, le site est vraiment féérique.Certains passeront la nuit dans la rue, prenant leurs repas aux nombreux restaurants de fortune dressés pour la circonstance sur les trottoirs. La police à fort à faire pour discipliner ces masses chamarrées. Ce midi j’ai visité deux trois reposoirs dans le voisinage. Il y avait déjà foule car le temps est frais et ensoleillé aujourd’hui après deux journées pluvieuses. S’il pleuvait ce soir ce serait la catastrophe.
Malgré ma proximité d’une grande avenue très fréquentée et en plein centre des quartiers très animés, je suis au calme et j’en profite pour faire avancer mes traductions de textes mystiques et mettre de l’ordre dans mon ordinateur. Je prends mes repas à des petites échoppes de fortune sur les trottoirs. Comme la maison est vide, je ne puis m’absenter fort longtemps par crainte de vols. Dimanche tout redeviendra plus ou moins normal dans la ville attendant le festival de Kali, la déesse noire, qui suit de peu mais avec moins d’éclat celui de Durga, la déesse blanche. Le symbolisme profond de ce festival est la visite de Dieu ici-bas parmi nous incarné dans la déesse Durga ‘Forteresse’, vainqueur du mal.
Les jeunes qui organisent ces fêtes dans leur quartier, viennent m’apporter ainsi qu’aux voisins un petit plat de terre cuite avec de la nourriture offerte à la déesse et compensant pour la contribution faite en monnaie pour les dépenses du reposoir et de la statue. Ces dépenses sont parfois énormes et sont sponsorisées souvent par des grosses firmes commerciales qui en profitent pour faire la publicité de leurs produits.
Vivement le retour des mes étudiants, de notre cuisinier et la reprise des parties d’échecs du soir. A la prochaine.
Hier soir je n'ayant pu atteindre Leon, toujours en Vacances en Tunisie, je telephoe chez Gene et obtiens toute la famille meme Isabelle. Tres bonne communications. Edouard, Thibault qui ont eu de tres beaux resultats me parlent egalement. Je telephone aussi chez Paul et suis acceuilli par la petite Cecile qui me passe son papa et sa maman . Probleme avec le telephone car Paul utilise son Cordless(sans fil) telephone. Les nouvelles sont bonnes partout. Benoit et Gene partent en vacances a Paris pour le week-end. Bon voyage. Apres cela je mets au lit alors que tout le voisinage resonne des chants et cris du dernier jour du festival.

Monday, October 15, 2007

dimanche 14 october 2007

dimanche 14 octobre 2007
8.30 h du matin, J’attends que le déjeuner soit prêt . J’ai dit la messe à 6h30 dans notre petite chapelle pour les cinq étudiants qui ne sont pas encore partis en vacances. Mercredi lq pédagogie sera quasi vide jusqu’au 26 jour du retour de la plupart. Notre cuisinier aussi est en vacances. La ville est déjà en effervescence à la veille du grand festival de la déesse Durga qui accorde à tous trois journées consécutives de congé. C’est l’époque des étrennes et des visites de famille.
Hier et avant-hier, séjour à notre maison de retraite et noviciat pour une session d’échanges pour une centaine d’entre nous à l’occasion du centième anniversaire de notre général précédent, Pedro Arrupe, un basque remarquable considéré comme le second fondateur de la compagnie durant la période tumultueuse d’après Vatican II quand nos effectifs passèrent de 35000 à 25000 en une dizaine d’années. De beaux montages à l’écran recréèrent pour nous la personne et les changements apportés par lui à la compagnie durant cette période.
Cet après-midi, départ pour les noviciats des sœurs carmélitaines et bengalaises de Barrackpore pour ma journée d’enseignement bimensuelle.Je serai de retour lundi soir.Le temps est excellent pour l’instant mais appréhension pour ce qui concerne les pluies qui pourraient bien nous inonder durant les festivités prochaines. Et la vie continue….

Sunday, October 7, 2007

6 oct 07 saturday

6 oct. 07 Saturday
Il est six heures du soir ; il fait nuit déjà depuis une demie heure. Je viens de rentrer de Oasis Capitanio ; le noviciat des Sœurs de la Charité où j’ai donné mes trois classes aux onze novices de première année : Je dois leur expliquer les seize documents produits par le Concile Vatican II en 1965. Sujet fort abstrait pour la plupart, qui a trait à des endroits, évènements et personnes dont elles n’ion pas la moindre idée, dans une langue anglaise qui leur est étrangère Heureusement leur intelligence et leur bonne volonté compensent amplement leurs ignorances géographiques ou linguistiques. Tous ces mots d’origine latine et grecque doivent leur paraître bien étrange. .
Hier, je me suis rendu à notre provincialat et ai eu l’occasion de signer deux formulaires autorisant les autorités concernées à utiliser mon corps défunt pour des fins d’étude et; en cas de nécessité, à recourir à des traitement médicaux ordinaires en accord avec notre condition de religieux voué à une pauvreté évangéliques. Le Père Beclers avait montré l’exemple dans ce domaine,
Cécile a reçu mon invitation à correspondre par l’intermédiaire de Yahoo messenger. Elle semble intéressée mais est très prise par ses obligations scolaires. On verra. Elle me donne des bonnes nouvelles de son papa qui malgré ses limitations actuelles ne semblent pas du tout malheureux.

Wednesday, October 3, 2007

jeudi 27 septembre

jeudi 27 septembre 2007
Encore de grosses pluies les trois premiers jours de la semaine avec des rues inondées. Le matin je me rends à la messe en pataugeant dans l’eau qui m’arrive aux genoux. Heureusement l’eau n’est pas froide et la menace de rhume ou de grippe est menue. Ce sont sans doute les dernières grosses pluies avant les poojas d’octobre qui se préparent déjà à grand renfort de bambous se dressant à tous les croisements de rues en
vue d’édifier des sortes de reposoir pour la déesse Durga .
Ces pluies ont complètement mis par terre les services de transports et ont causé la fermeture des écoles. Aujourd’hui, le soleil a réapparu. C’est l’occasion de faire sa lessive et de faire sécher son linge sans problème. Une heure y suffit alors qu’en temps de pluie il faut 24 heures d’exposition du linge sur la terrasse couverte de la maison.
Je passe ces journées sur l’ordinateur continuant à traduire en bengali une
Anthologie d’auteurs spirituels relatant leur expérience de Dieu dans la prière. Très beaux textes écrits au début de l’ère chrétienne par des Pères de l’Eglise.
Nos étudiants s’occupent du mieux qu’ils peuvent, coupant leurs études par des parties d’échec ou des entretiens sur leur GNS ou l’envoi de SMS. L’un d’entre eux, un Bhoutanais de type chinois passe son temps à lire les journaux de la première à la dernière ligne. Il se prépare à une carrière de journaliste et possède bien l’anglais.
Ma fête patronale s’est célébrée le 21 septembre, vendredi. Les sœurs bengalies avaient envoyé le repas du soir, du poulet en abondance et des pamplemousses de leur jardin. Bonne aubaine pour nos étudiants habitués à un régime plus frugal. Le matin, pour l’occasion, j’avais pris le déjeuner avec la communauté du couvent où je célèbre chaque jour l’eucharistie.
Demain mon jour d enseignement au noviciat bengali, les 21 novices me fêteront avec des danses, des chants et des saynètes comiques. Vendredi dans là soirée un coup de fil de Genève et un de Belgique me rappellent que l’on pense à moi.
Un coup de fil d’Embourg me parvient aussi le soir pour m’annoncer le centième anniversaire de Mme Philippart, la maman de Jacqueline. Je l’attrape au bout du fil dans une communication partaite. Naïvement j’avais cru que ce coup de téléphone était occasionné par ma fête patronale. Ghislaine m’annonce son départ pour des vacances en Tunisie. Reçu aussi une carte de Jacques et Christine en vacances dans l’île de Crète.
Merveille de la révolution électronique que tous ces contacts instantanés avec des amis lointains !!!
Ci-dessous photo annoncée dans un courrier précédent :