
Mardi 15 juillet 08
Après une semaine fort prise par la distribution de nouveau Mohona sorti de presse, je trouve une semaine peu chargée , due surtout à l’absence fréquente de Gautam qui est ou bien grippé ou bien occupé par les travaux de réfection de sa maison. J’en profite pour faire des visites de veilles connaissances à qui je remets une copie de Mohona. Une visite aussi à l’hôpital pour porter l’eucharistie à une jeune sœur bengalie, Sr Sumona Biswas qui doit être opérée d’une tumeur à l’un de ses ovaires. Dans une famille amie dont les deux enfants mariés sont en Amérique ou dans la Silicone Valley de l’Inde, le monsieur est atteint du Parkinson . Il n’a pourtant pas encore atteint ses 65 ans. Dans une autre famille opulente le jeune fils unique qui vit à Delhi vient de se remarier avec une jeune Cashminri de 25 ans après un premier mariage tombé à l’eau par la liaison de la jeune épouse à un amant britannique lors de leur séjour à Londres. Cela n’a pas empêché une célébration gargantuesque de la seconde union qui celle-ci semble bien partie. Ces problèmes de familles aisées sont bien les mêmes partout.
Hier nous avons célébré avec retard l’anniversaire de naissance d’un de nos étudiants qui se prépare pour la médecine. Comme de coutume, il est de son devoir de nous offrir des douceurs après le souper et de recevoir les éloges souvent piquants de ses compagnons. Belle coutume de la maison que cette manière de célébrer les anniversaires.
Ce matin, j’ai accompagné Montu dans l’autobus scolaire qui se rend chaque jour à son collège avec une cinquantaine de petits élèves. J’y ai passé une bonne partie de la matinée sur l’ordinateur de la place qui possède une liaison Internet à bande large permettant des transferts rapides dans le Pen drive , plume de déchargement. De retour je les entre dans mon ordinateur.
Notre sonnette émet des chocs électriques pour qui la touche après les pluies. Il a fallu appeler d’urgence notre ouvrier qui se fait fort de ne jamais tenir ses promesses. Ce qui m’a valu d’être trempé par la pluie torrentielle qui accompagna mon retour de l’école. Heureusement ici la pluie est chaude et il suffit de mettre des vêtements secs à l’arrivée. Ces petits détails de vie vous feront comprendre les inconvénients de la mousson. Il y a aussi des tuyaux bouchés sur le toit qui causent des inondations dans la chambre de Montu juste sous le toit. Il faudra y remédier.
Chaque journée apporte son lot de surprises. Nous venons de recevoir notre dernière recrue pour la pédagogie. Un étudiant hindou qui fait de la recherche sur les méthodes de fertilisation in vitro dans une clinique privée. Son travail se passe surtout dans des recherches d’ordinateur. Comme il habite très loin de ces centres de travail, il trouve chez nous un endroit idéal à distance pédestre de ceux-ci. Par ailleurs garçon bien éduqué et peu demandeur.
Dimanche dernier nous avons anticipé la fête de Notre-dame du Mont Carmel, que l’école célèbre en invitant les Pères de St Laurent, une dizaine , pour un bon souper , suivi d’une partie de Loto (Housie). La chance se fixe toujours sur le veinard que je ne suis pas Mais heureusement il y a toujours des prix de consolation pour les perdants – de bons bics ou savons. Demain mercredi est la date officielle de la fête. Je termine ici car la sonnette du souper va bientôt sonner. Il est 20 heures. Je me prépare pour ma partie d’échec quotidienne. Oui Thibault, il faudra que tu fasses de même avant mon retour en 2010. Je vous laisse le soin de me corriger car je ne me relis pas. Merci d’avance pour le temps que vous me faites gagner.